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AFRIQUE DE L’EST / PAIX ET SÉCURITÉ

Actualité et analyse critique · Relations internationales et géopolitique

Éthiopie — La reprise des hostilités au Tigré menace l’accord de Pretoria

Trois ans après l’accord de Pretoria, la reprise des affrontements dans le nord de l’Éthiopie remet sous pression le cadre qui avait interrompu deux années de guerre. L’Union africaine demande la reprise immédiate des discussions entre le gouvernement fédéral et les responsables tigréens.

Mekelle, Axum et Shire passent sous contrôle tigréen

Mekelle, Axum et Shire passent sous contrôle tigréen

Le 23 septembre, l’Union africaine a fait état de la prise et de l’occupation des aéroports de Mekelle, Axum et Shire par des forces tigréennes, ainsi que de la détention de personnels fédéraux. Elle a également signalé des hostilités dans le sud du Tigré et dans l’Afar. Les responsabilités précises dans l’ensemble de l’escalade restent disputées entre les acteurs. Cette distinction doit être conservée. Les faits établis ne couvrent pas automatiquement toutes les affirmations produites par les parties au conflit.

L’accord de Pretoria reste le cadre de négociation

L’accord signé le 2 novembre 2022 avait mis fin à une guerre qui avait ravagé le nord du pays. Sa mise en œuvre est restée incomplète. Des désaccords ont persisté sur l’administration de territoires contestés, le désarmement, le retour des déplacés et la normalisation politique. La nouvelle séquence militaire intervient sur ce terrain demeuré fragile. L’Union africaine considère toujours Pretoria comme le cadre de référence et a demandé à Olusegun Obasanjo de reprendre contact avec les parties.

Les voisins appelés à ne pas alimenter l’escalade

L’Éthiopie occupe une place centrale dans la Corne de l’Afrique. Une nouvelle guerre de grande ampleur affecterait des régions déjà exposées aux conflits soudanais et somalien, aux tensions en mer Rouge et aux déplacements de population. Les voisins de l’Éthiopie ont d’ailleurs été appelés par l’Union africaine à ne pas contribuer à l’escalade. Pour Addis-Abeba comme pour le Tigré, la question immédiate est désormais de savoir si le mécanisme politique de 2022 peut encore contenir l’affrontement. La réponse dépendra moins des déclarations de principe que du retour effectif aux discussions et de l’arrêt des opérations susceptibles d’élargir la guerre.

AFRIQUE DE L’EST / PAIX ET SÉCURITÉ

Actualité et analyse critique · Relations internationales et géopolitique

Éthiopie — La reprise des hostilités au Tigré menace l’accord de Pretoria

Trois ans après l’accord de Pretoria, la reprise des affrontements dans le nord de l’Éthiopie remet sous pression le cadre qui avait interrompu deux années de guerre. L’Union africaine demande la reprise immédiate des discussions entre le gouvernement fédéral et les responsables tigréens.

Mekelle, Axum et Shire passent sous contrôle tigréen

Mekelle, Axum et Shire passent sous contrôle tigréen

Le 23 septembre, l’Union africaine a fait état de la prise et de l’occupation des aéroports de Mekelle, Axum et Shire par des forces tigréennes, ainsi que de la détention de personnels fédéraux. Elle a également signalé des hostilités dans le sud du Tigré et dans l’Afar. Les responsabilités précises dans l’ensemble de l’escalade restent disputées entre les acteurs. Cette distinction doit être conservée. Les faits établis ne couvrent pas automatiquement toutes les affirmations produites par les parties au conflit.

L’accord de Pretoria reste le cadre de négociation

L’accord signé le 2 novembre 2022 avait mis fin à une guerre qui avait ravagé le nord du pays. Sa mise en œuvre est restée incomplète. Des désaccords ont persisté sur l’administration de territoires contestés, le désarmement, le retour des déplacés et la normalisation politique. La nouvelle séquence militaire intervient sur ce terrain demeuré fragile. L’Union africaine considère toujours Pretoria comme le cadre de référence et a demandé à Olusegun Obasanjo de reprendre contact avec les parties.

Les voisins appelés à ne pas alimenter l’escalade

L’Éthiopie occupe une place centrale dans la Corne de l’Afrique. Une nouvelle guerre de grande ampleur affecterait des régions déjà exposées aux conflits soudanais et somalien, aux tensions en mer Rouge et aux déplacements de population. Les voisins de l’Éthiopie ont d’ailleurs été appelés par l’Union africaine à ne pas contribuer à l’escalade. Pour Addis-Abeba comme pour le Tigré, la question immédiate est désormais de savoir si le mécanisme politique de 2022 peut encore contenir l’affrontement. La réponse dépendra moins des déclarations de principe que du retour effectif aux discussions et de l’arrêt des opérations susceptibles d’élargir la guerre.

Vérification : Union africaine, communiqué du 23 septembre 2026. Les responsabilités non établies sont laissées attribuées aux parties.