Merisphere Publishing
← Retour au Fonds documentaire

Fonds documentaire Mérisphère

Coopération internationale

La coopération internationale désigne les relations par lesquelles des États, des institutions publiques, des organisations internationales ou d’autres acteurs travaillent ensemble à des objectifs qu’ils considèrent comme communs ou compatibles.

Elle est plus large que l’aide au développement. Elle peut concerner le commerce, la recherche, l’éducation, la santé, la sécurité, les infrastructures, la technologie, l’environnement, la culture ou la gestion des ressources.

De l’aide à la coopération

L’aide part généralement d’un besoin identifié : l’un apporte un financement, une expertise ou une ressource dont l’autre manque.

La coopération ne part pas nécessairement de la même position. Chacun peut posséder quelque chose dont l’autre a besoin : capitaux, technologie, ressources naturelles, accès à un marché, expertise, infrastructures ou position géographique stratégique.

La relation peut donc associer des intérêts réciproques plutôt qu’un transfert dans un seul sens.

Des intérêts réciproques

La coopération n’exige pas que les intérêts des parties soient identiques.

Un État peut rechercher le financement d’une infrastructure tandis que son partenaire cherche un accès à un marché. Un pays peut avoir besoin d’une technologie tandis qu’un autre souhaite sécuriser l’accès à des matières premières. Une université peut rechercher des financements de recherche tandis que son partenaire étranger cherche un accès à des connaissances, à des données ou à un terrain d’étude.

L’existence d’intérêts différents n’empêche pas la coopération. Elle rend leur identification importante.

Les rapports de puissance demeurent

Appeler une relation « partenariat » ne rend pas les parties égales.

Leurs ressources financières, leurs capacités de négociation, leur expertise technique, leur accès à l’information et leur possibilité de choisir d’autres partenaires peuvent être très différents. Un pays qui peut refuser un accord ou se tourner vers un autre partenaire ne négocie pas dans la même position qu’un pays sans alternative.

Le vocabulaire de la coopération indique donc la manière dont la relation est présentée. Il ne dit pas, à lui seul, comment le pouvoir y est réparti.

Coopération et autonomie

Une manière d’évaluer la coopération internationale consiste à regarder ce qui demeure lorsqu’un projet se termine.

Les compétences ont-elles été transférées ? Les infrastructures peuvent-elles être entretenues localement ? Les institutions nationales ont-elles acquis de nouvelles capacités ? La relation peut-elle se poursuivre dans des conditions que les deux parties sont en mesure de négocier ?

La coopération peut renforcer l’autonomie lorsqu’elle augmente la capacité de chacun à agir et à choisir. Elle peut aussi reproduire une dépendance lorsque l’un des partenaires reste incapable de continuer sans l’autre.

Fiches liées

Aide publique au développement — Aide liée — Dépendance économique — Conditionnalité — Sortie de l’aide