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Déplacement forcé
Le déplacement forcé se produit lorsque des personnes sont contraintes de quitter leur domicile en raison d’une guerre, de persécutions, de violences, de violations des droits humains, de catastrophes ou d’autres menaces qui rendent impossible ou dangereux le fait de rester là où elles vivent.
Toutes les personnes déplacées n’ont pas le même statut juridique. Il faut notamment distinguer les réfugiés des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays.
Réfugiés et déplacés internes
Un réfugié a franchi une frontière internationale et remplit les conditions de protection prévues par le droit international ou régional des réfugiés.
Une personne déplacée à l’intérieur de son propre pays a également été forcée de quitter son domicile mais reste à l’intérieur des frontières de son pays.
Cette distinction a des conséquences juridiques. Les réfugiés sont protégés par un cadre juridique international spécifique. Les déplacés internes restent sous la juridiction de leur propre État, même lorsque celui-ci dispose de capacités limitées pour les protéger ou les assister.
Les deux groupes peuvent néanmoins avoir des besoins immédiats similaires : abri, nourriture, eau, soins, sécurité et accès à l’éducation.
Le déplacement ne finit pas toujours avec le conflit
Quitter son domicile peut se faire en quelques heures. Revenir peut prendre des années.
Les maisons peuvent avoir été détruites, les terres occupées, les moyens d’existence perdus et les services publics désorganisés. La sécurité peut rester incertaine même après la diminution des combats.
Certaines personnes déplacées passent donc de nombreuses années loin de leur lieu d’origine. Des enfants peuvent naître et grandir dans le déplacement.
Solutions durables
Les organisations internationales distinguent généralement trois principales solutions durables pour les réfugiés : le retour volontaire dans le pays d’origine, l’intégration locale dans le pays d’asile et la réinstallation dans un autre pays.
Pour les déplacés internes, les possibilités comprennent le retour volontaire et durable, l’intégration locale là où ils ont trouvé refuge ou l’installation ailleurs dans leur pays.
Aucune de ces solutions ne consiste simplement à déplacer des personnes d’un lieu à un autre. Une solution durable suppose des conditions permettant de vivre en sécurité et de reconstruire sa vie.
Compter les personnes déplacées
Les chiffres du déplacement forcé doivent être lus avec prudence.
Ils peuvent inclure les réfugiés, les demandeurs d’asile, les déplacés internes et d’autres populations nécessitant une protection internationale. Les catégories utilisées peuvent varier selon l’institution et l’objectif des statistiques.
Une baisse du total mondial ne signifie pas nécessairement que toutes les grandes crises de déplacement s’améliorent. Des retours dans un pays peuvent se produire au même moment que de nouveaux déplacements dans un autre.
Les chiffres mesurent donc le nombre et les mouvements des populations. Ils ne mesurent pas, à eux seuls, la gravité de chaque situation individuelle.
Fiches liées
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